Revue de presse

Madness Tenors – Be Jazz for Jazz

« Un jazz moderne où les échos du monde résonnent. Une musique d’aujourd’hui ancrée dans la grande tradition du jazz. Véhéments et fougueux, Lionel Martin et George Garzone mêlent les voix de leurs saxophones. Ils sont littéralement portés par un Ramon Lopez au mille nuances qui alterne entre la délicatesse d’un percussionniste et la fureur d’un batteur. Mario Stanchev et Benoit Keller assurent une assise solide et parent leurs interventions de poésie et de lyrisme. »

Latins de Jazz – Nicole Videmann – 18/01/2017

« Il se dit parfois que George Garzone serait le secret le mieux gardé du saxophone ténor contemporain. Bien qu’il se produise régulièrement en France, et si cela ne risquait pas de lui être préjudiciable, je serais tenté d’accoler cette désignation à Lionel Martin. Les deux demeurent originaux et puissants. Parfaitement accompagné, ce disque en commun se révèle une extraordinaire boule d’énergie. Chaudement recommandé ! »

Jazz Mag – Ludovic Florin – Février 2017

Louis Sclavis Sextet – Ellington on the air

« Oh merveille, jeudi 20 octobre, Ouch ! Records réenchante nos platines avec ce petit bijou made in France de 1992. Django d’or 1993 dans la catégorie « Meilleur disque de jazz français de l’année », l’album Ellington on the air du Louis Sclavis Sextet, édité sur le label IDA de Philippe Vincent, voit à nouveau le jour. Ces partitions d’orfèvres autour de l’univers du Duke, composées et servies par des instrumentistes hors pairs, furent enregistrées aux Gimmick Studio, à Yerres en 1991. Remasterisé magistralement, l’enregistrement sort en vinyle en 500 exemplaires, sur le nouveau label prometteur Ouch ! Records. »

FIP – Catherine Carette – 19 octobre – 2016

« Vingt-cinq ans après, cette musique demeure d’actualité et conserve sa modernité, c’est dire le potentiel d’innovation que ce « Ellington on the air » a pu représenter lors de sa création. Quant à la musique de Duke Ellington, elle existe envers et contre les ans comme un trésor musical et une source d’inspiration qui ne devrait pas se tarir avant longtemps. »

Latins de Jazz – Nicole Videmann – 30 octobre 2016

Sate – Redblack & blue

« Attention, chaud devant, la « miss » Sate arrive avec sa voix de diva de la soul, avec des plumes dans les cheveux. Sate a une voix à faire trembler l’espace qui l’entoure. Soul, blues et rock, sa musique est tout en feu, tant les riffs et la tension sont dans le rouge. Ce premier album, qui est une compilation de ses trois EP, raconte l’histoire de trois femmes. Pas n’importe lesquelles pour Sate, car il s’agit de sa mère (la chanteuse Salomey Bey), sa fille et sa sœur. Et comme Sate est une poète, les trois femmes sont symbolisées par trois animaux : le rouge-gorge, la panthère noire et le papillon morpho bleu. Ce qui étonne dès la première écoute, c’est toute l’énergie sauvage qu’il y a dans sa voix et sa musique. Faut dire que sa mère a depuis 5 ans, la maladie d’Alzheimer, ce qui explique en partie la rage, l’envie de hurler de Sate. Car du souffle et du son il y en dans ce RedBlack & Blue. Son style est quelque part la rencontre entre le rock heavy 70 de Led Zeppelin avec l’intensité de Jimi Hendrix en prime, la soul psyché et acid de Funkadelic et les voix emportées de Marlena Shaw et Tina Turner époque Ike. Avec un tel album rempli à ras bord de blues écorché, Sate devrait rapidement se faire remarquer auprès du grand public »

www.foutraque.com  – Paskal Larsen – 28/10/2016

« Lorsque l’on découvre de nouveaux artistes, il y a parfois de bonnes surprises et des coups de cœur, Sate en fait partie ! A l’écoute du disque, la première chose qui frappe c’est l’énergie et le feeling qui s’en dégage. « Warrior » donne le ton de l’album, batterie énervée et guitare fuzz et une chanteuse de blues qui veut en découdre, cela ressemble à une rencontre entre Black Sabbath et Tina Turner ! Les autres titres ne sont pas en reste « Live On Your Love » l’intro rappelle « Come Together » des Beatles avec un refrain accrocheur et funky. Sur « Know My Name », Sate chante comme si sa vie en dépendait et la guitare torturée renforce la lourdeur de l’ambiance. La ballade « The Answer » permet à la chanteuse de donner toute la plénitude de sa voix et la mélodie force l’émotion. L’album se clôture avec « Peace », c’est une pure merveille, chant sur fond d’orgue Hammond et qui monte en puissance, la voix vous prend aux tripes pour s’arrêter brutalement. A peine terminée, on ressent un manque immédiat de cette énergie qui porte l’album et le transcende ! ».

Nouvelle Vague – Laurent Therese – 8/10/2016

 

Jazz before Jazz

« Ça ne pourrait être qu’intriguant. Ou pire : anecdotique. Et c’est tout le contraire, Jazz Before Jazz se révèle incontournable. »

Albert Laroux – Jazz News – Mars 2016

« Mario Stantchev est lui aussi un voyageur, parti de Sofia pour arriver en France, passant allègrement du piano classique au jazz, enseignant, musicien, il sait transmettre, intégrer et arranger. Lionel Martin présente les mêmes qualités musicales et pédagogiques. Leur proposition est une sorte d’uchronie, l’hypothèse d’un Louis Moreau Gottschalk comme premier pianiste de jazz. Les arrangements de ses pièces, romantisme mis à part, mettent en valeur leurs identités créoles (Etats du Sud, Amérique latine, Iles des Caraïbes), mais avec l’oreille de ceux qui ont écouté Coltrane, Monk ou Coleman. Des peintures néolithiques, mais à la bombe. C’est ce qui rend cette musique intemporelle et attachante. Elle est tout aussi authentique, puisqu’elle est tout aussi mélangée que la matrice. »

Citizen Jazz – Matthieu Jouan – 27/03/2016

« Mario Stantchev et Lionel Martin semblent (se) jouer (de) cette musique comme d’autres dégusteraient un cru classé. On ressent à travers leur interprétation à la fois ample et dense – vous ne trouverez dans le disque aucune morceau de bravoure, et quand l’un ou l’autre prend la parole, il n’est jamais question de bavardage – qu’ils l’ont laissé lentement décanter, ils en goûtent les saveurs et les parfums, ils l’explorent amoureusement. Ils savent s’emparer d’une composition pour la remodeler avec leur vocabulaire et sa grammaire de thèmes exposés et de moments d’improvisation. »

Musiques Buissonières – Denis Desassis – 22/02/2016

« A la question de la plus-value du disque de Mario Stantchev et de Lionel Martin, la réponse est simple : la musique de Gottschalk s’éloigne de l’archaïsme colonial pour se vêtir d’oripeaux d’aujourd’hui sans que cela apparaisse incongru. Comme un supplément d’âme. »

Djam – Philippe Lesage – 09/02/2016

« Le résultat est saisissant d’originalité et de fraîcheur, ménageant pour l’auditeur le plus blasé de nombreuses et joyeuses surprises, dessinant de vive façon les contours d’un continent musical jusqu’alors injustement négligé. »

 Classica – Jean-Pierre Jackson – Mars 2016

 » Cette relecture de l’œuvre de Gottschalk frappe fort et vise juste. Ces douze compositions sont d’une modernité saisissante, à la croisée des chemins de ce grand passeur d’émotions. Nous assistons ici à l’effervescence intemporelle d’une musique qui ne s’appelait pas encore jazz, qui était déjà « du jazz avant le jazz » comme l’indique parfaitement le titre de cet album précieux. »

Florent Mazzoleni

uKanDanZ – Yetchalal

« Damien Cluzel est un pionnier. Guitariste atypique, ce Lyonnais qui a étudié un bout de musique carnatique à Amsterdam est un des premiers Occidentaux à tendre l’oreille vers ce groove urbain, très souvent cuivré, étiqueté éthio-jazz, avant de se rendre dès 1999 à Addis-Abeba.

Yetchallal découle de sa rencontre au début des années 2000 dans la capitale éthiopienne avec Asnakè Guèbrèyès, chanteur et batteur reconnu de la place. Un album enregistré à Lyon avec trois compères du cru, Lionel Martin (sax ténor), Fred Escoffier (claviers), Guilhem Meier (batterie).

Le quintette uKanDanZ réussit un son résolument moderne et typique qui envoûte dès la première chanson réarrangée par Cluzel, Addis Abèba bété de la star Alèmayèhu Eshèté, une reprise sur-vitaminée tout comme la voix électrisée d’Asnakè Guèbrèyès.

La manière forte et dansante se confirme avec une autre adaptation, Bèlomi bènna, une composition de l’autre star d’Abyssinie, Mahmoud Ahmed. Le morceau Wub nat, composé par Guèbrèyès et Cluzel, enfonce le clou, ou plutôt un coin éthio-jazz entre rock et funk.

Mèdinana zèlèssègna, titre traditionnel remarquablement réarrangé par Damien Cluzel, nous emmène dans une transe hypnotique où la lente et vigoureuse montée vocale d’Asnakè est sublimée par une guitare lourde, le tout finement bouclé par un final de saxo ténor.

A peine le temps de souffler que déboule Aykèdashem levé, une sorte d’éthio-hardcore-fusion avec des rythmiques vocales à la Tlahoune Gésséssé, autre grande figure du swinguing Addis, suivi de Sènaderé, arrangé par Guilhem Meier, qui sonne comme un morceau de Sonic Youth qui aurait biberonné d’un trait l’éthio-jazz.

C’est tout simplement puissant. Du coup le nouvel intermède de Cluzel, DatsunSèfer, nous permet de digérer avant d’être emporté dans une reprise pleine d’allant de l’exceptionnel Mèla Mèla, l’étendard du groove éthiopien, au final époustouflant ici.

Encore une pause, Micmac de Cluzel, et nous voilà repartis dans un vent de folie avec Bati + Zènèbèwèrq, magnifique éthio-rock à la Zappa. L’ultime morceau Sema nous laisse un peu sur notre faim, mais le disque reste véritablement une réussite revigorante et le groupe lyonnais mérite son nom : vous pouvez danser. »

akhaba.com – Jean-François Fontayne